Alimentation maladie de Crohn

Les patients atteints de la maladie de Crohn alternent rémission et période de crise. S'il est impératif d'adapter son alimentation lors des périodes de crise, il n'existe pas de régime standard permettant d’allonger les phases de rémission. Les patients atteints de la maladie de Crohn doivent être vigilents quant au risque de carences.


Comment adapter son alimentation ?

Les intolérances alimentaires varient d'un individu à l'autre. Un même aliment pourra avoir des effets négatifs chez certains et des effets positifs chez d'autres. Pour connaître quels aliments vous seront favorables, il faut expérimenter en tenant un journal alimentaire. Noter les aliments consommés et les symptômes ressentis permet de dresser une liste d'aliment à exclure ou inclure. Durant cette étape, il est préférable de consommer les plats les plus simples possibles en limitant au maximum le nombre d'ingrédients.

Au cours d'une crise

Attention aux fibres !

les fibres dures, insolubles, vont avoir un effet irritant sur la paroi intestinal et peuvent augmenter la sévérité des symptômes, notamment en cas de diarrhées. On retrouve ces fibres dans de nombreux aliments : pain complet, céréales complète, amandes, noisette, noix de coco, poireaux etc. Il est en outre préférable de peler les fruits ( pommes, poires, pêche etc) et de les cuire avant de les consommer.

Fractionner les repas

Multiplier les prises alimentaires au cours de la journée limite les diarrhées améliore l'assimilation des nutriments.

Eviter les légumineuses

La consommation de légumineuses accroît l'inconfort de la digestion. On compte parmi les légumineuses les plus consommées les haricots, le soja, les lentilles et les pois chiches.

Attention aux carences !

La maladie de Crohn, en s'attaquant à la partie terminale de l'intestin grêle, peut limiter l’absorption de certaines vitamines (vitamine B12 notamment). En outre les patients peuvent avoir tendance à réduire le volume de leur alimentation au cours des crises ce qui aggrave encore le risque de dénutrition.
Il est donc important de conserver une alimentation la plus normale possible et de dépister d’éventuelles carences au cours d'examens sanguins réguliers.

En phase de rémission

Il n'existe aucun régime connu capable de prolonger l'état de rémission, ou, au contraire capable de précipiter une crise. Certaines études montrent qu'une supplémentation en oméga 3 seraient bénéfiques mais les résultats sont incertains. Les patients peuvent donc avoir une alimentation « normale ».



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